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[Mon Mérignac à moi : Nicolas Canteloup]

Je connais Mérignac par cœur !

Il est le premier Mérignacais à avoir triomphé à l'Olympia avec un spectacle humoristique. Rien d'anormal quand on sait qu'il fut aussi le premier Mérignacais - et certainement le plus jeune - à brûler les planches de l'ancienne salle des fêtes (aujourd'hui remplacée par un cinéma en centre ville), en imitant Dalida et Coluche pour faire rire les copains devant le regard éberlué du présentateur à qui il venait de piquer la vedette… et le micro. Nicolas Canteloup avait alors 11 ans et était déjà vacciné contre l'esprit de sérieux.

" Je suis né dans une clinique à Bordeaux Caudéran… Mais si j'avais su, j'aurais tout fait pour naître à Mérignac ! J'y ai eu une enfance et une adolescence de rêve. Nous habitions un joli petit pavillon dans la résidence Butterfly, proche du parc Féau. Il y avait déjà de vastes espaces verts et des assos sportives hyperactives. Je ne me suis jamais ennuyé. "
Les parents de Nicolas Canteloup vivent encore à Mérignac. Dès que le fils prodigue est en gala dans la région, il fait un crochet vers sa ville " quasi-natale " pour retrouver la famille et les potes. " Quand j'étais gosse, je sonnais à la porte de tous mes copains et on se retrouvait dans le pré des vaches, juste à côté de la résidence, pour faire une partie de foot ou un match de rugby. C'était moins compliqué de réunir une équipe… et puis ça coûtait moins cher qu'aujourd'hui ! Quand je reviens à Mérignac, je tente de recontacter mes potes, mais ils ont parfois autre chose à faire que taper dans la balle. Alors je prends mon vélo et je parcours les rues de Mérignac. C'est rassurant, la ville n'a pas tellement changé. L'esprit de village y est toujours vivace et je reconnais les endroits que j'ai aimés : la papeterie où j'allais acheter des bonbons, près de l'école Jean Macé, les allées boisées du Parc Féau… le stade du Jard "

J'ai pu m'imprégner du milieu sportif

Le sport a marqué toute l'enfance et l'adolescence de Nicolas Canteloup, qui imitaient déjà les voix de Pierre Fulla, Nelson Montfort et des présentateurs du Tour de France, vissé au petit écran les après-midi d'été. " Au-delà des personnalités télévisées, je connais bien le milieu sportif. J'ai eu la chance, à Mérignac, de pratiquer chaque année au moins deux sports. Après les épreuves, je faisais le con dans les vestiaires devant les copains. Je suis certain qu'Yves Lecoq, piètre sportif s'il en est, n'a pas eu cette première chance ! "
De sa jeunesse sportive, Nicolas Canteloup a conservé quelques éléments essentiels : des bottes, une bombe, une cravache et un bon équilibre de vie. " Vous le savez, le cheval, c'est ma grande passion " déclare-t-il avec l'accent d'Omar Sharif. " Je pratique cette discipline depuis l'âge de 15 ans et je n'ai jamais cessé de monter. Aujourd'hui, j'ai la chance d'habiter Maison Laffite, près de Paris, en plein milieu des écuries. Je pratique surtout le matin avant mon direct sur Rire et Chansons. Le cheval me permet de décompresser et de ne pas prendre la grosse tête. Si je pouvais, je pratiquerais toute la journée. Tiens, il faudrait que j'essaie de me rendre aux Guignols de l'Info à cheval ! Ça irait peut être plus vite qu'en voiture. " Pendant une courte période, la " Grande Passion " de Nicolas Canteloup lui fait caresser le rêve d'une carrière de champion hippique et il perd de vue le spectacle. C'est le Club Med' qui lui remettra le pied à l'étrier : en 1991, il est recruté comme moniteur d'équitation de jour. En nocturne, il anime le Monitor's Show. François Bernheim le remarque, en fait son poulain, et le pousse vers les cabarets parisiens. En 1995, il intègre la fine équipe des Guignols de l'Info, convaincue de son talent après l'avoir entendu imiter Nagui, sur lequel plusieurs imitateurs s'étaient " cassé la voix ". Son succès à la télévision lui ouvre la porte des ondes : on peut entendre chaque jour sur Rire et Chansons les voix désopilantes de Barthez, Jacquet, Cabrel, Bayrou et bien d'autres… Le Mérignacais ne s'arrête pas en si bon chemin : il enchaîne avec un premier spectacle (" Tous des guignols ") et présentait en mai dernier, sur la scène mythique de l'Olympia, son dernier one man show intitulé " Méfiez-vous des imitations ".
Aujourd'hui, la notoriété de Nicolas Canteloup a largement dépassé les frontières du stade Féau. A 39 ans, il triomphe sur scène, à la radio et à la télévision. C'était pourtant prévisible… Ses parents ont éveillé très tôt son intérêt pour les spectacles comiques. En particulier ceux de Bernard Haller et d'Alex Métayer, dont il possède aujourd'hui la finesse et le sens du texte : Nicolas Canteloup n'est pas seulement un imitateur hors pair, il sait aussi croquer des personnages, raconter des histoires avec une précision jubilatoire, en contournant l'écueil de la vulgarité. " Sinon ma mère n'aime pas "…

[A chacun sa ville]
Le Mérignac de Nicolas Canteloup

>> Ton quartier préféré : le quartier du bois du parc du château, dit parc Féau. Je crois que j'y connais chaque arbre !

>> Ton meilleur souvenir à Mérignac : le foot et le rugby avec les copains. Il suffisait qu'on voie un match à la télé et 10 minutes après le coup de sifflet final, on était déjà dans le pré en train de taper la balle.

>> Ton plus mauvais souvenir : euh… j'ai horreur des pétarades. Or, je me souviens du feu d'artifice d'inauguration pour une grande surface à Mérignac Soleil. On y assistait de loin avec des copains et j'ai eu tellement peur que je suis rentré en courant comme un dératé sur le chemin du Parc Féau. Même chose quelques années plus tard avec le Toro de Fuego qu'on lâchait en pleine rue.

>> Le plus grand atout de Mérignac : on ne s'y ennuie jamais.

>> Ce que tu voudrais y changer : j'aime beaucoup le parc Féau, mais il me semble que le centre de documentation qu'on y a construit n'est pas du meilleur effet. Si je m'écoutais, il n'y aurait que des bois et quelques terrains de sport à Mérignac !

>> Si on te nommait citoyen d'honneur de la ville, tu accepterais ? Avec joie ! Je me suis beaucoup plu à Mérignac et j'y reviens encore avec plaisir. Je m'identifie à cette ville… je ne refuserais pas qu'elle m'honore.

>> Te sens-tu bordelais ou mérignacais ? Je fais une nette différence entre les deux. Chaque fois qu'un journaliste m'étiquette comme Bordelais, je rectifie. Pour moi, Bordeaux, c'est la ville : il y a beaucoup de circulation, les gens ne se connaissent pas forcément. A Mérignac c'est différent. C'est encore une ville à taille humaine.

>> A quand une imitation du Maire ? Je ne le connais pas assez… Mais on a la même coupe de cheveux, c'est un bon départ !







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